07-21-2005

Septic tanks on the agenda

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A French 19th century council hall.

During the summer, I "cover" a score of villages and small towns. A local correspondent has to sit through the town council meetings. I like it. In those small rural communes, the elected officials have known each other since first grade. They drop home after their day work to take off their overall, shower and put a proper tee shirt, like city people. One understands very quickly, without subtext, who is conservative or liberal, who takes care of the landowners' interests or tries to break away the mould . During the town council meeting photographed above (nice village, cool mayor),  I came to hear for the first time of a new law on septic tanks.

In January 2006 the upteenth phase of European water and environment protection will be enforced.  Sewage communal networks and plants are all set. That much is done. And now, the latest European law will tackle the private septic tanks.That is a big one. Where I live, the brand new sewage plants hardly function to full capacity People go by with  individual septic tanks, installed in every new home during the Seventies and Eighties.And they like it this way.

To make a census of unsafe, unclean, leaking septic tanks, squads of surveyors will deploy and do rounds of inspections in the most private corner of private homes.The mayor and the counsellors debate over how to enforce this new law on their territory. This will not go down well with the local citizens. Not well at all. "They can try, they will not come into my home!" says the deputy-mayor in charge of roadworks. The mayor offers to delegate this hot potato to one "Regional Committee of perilious habitat" for the time being. Everyone votes for that. This lavatory inspection squad spells trouble ahead, they know it, even with the European subsidies given away to up and refurbish the septic tank. It's a political time-bomb.  A counsellor points that very few people nowadays know where, exactly, lies the septic tank on their property. The houses have changed hands many times over the years. How will the septic tanks' inspectors locate them? With a shit detector?

In a matter of weeks every town councils in my beat had put the septic tanks problem on the agenda.  I saw this future national-news headline being hatched. The war of the johns! During my last town council (in a 200 inhabitants village), the deputy-mayor jumped to his feet and  declared: "Let them come! They will find me and my rifle!". The hunting season for toilets' inspectors is officially open

Posté par Briconcella à 06:02 PM - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Septic tanks on the agenda

    jiudosh

    Adopté par l’Union africaine, à Lusaka (Zambie), en juillet 2001, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) prétend définir la stratégie des 53 pays d’Afrique face à la mondialisation pour les prochaines décennies. Devenu la référence obligée de tous les discours sur l’essor économique du continent noir, ce plan a été conçu par cinq « poids lourds » de la politique africaine – les présidents Thabo Mbeki (Afrique du Sud), Olusegun Obasanjo (Nigeria), Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Hosni Moubarak (Egypte), Abdoulaye Wade (Sénégal) – et a reçu le soutien formel du G8 aux sommets de Kananaskis, au Canada, en 2002, et d’Evian en 2003. Malgré les pronostics enthousiastes de ses promoteurs, le Nepad repose sur un certain nombre d’erreurs stratégiques qui permettent de douter de son efficacité.

    En « partenariat » avec les institutions économiques et financières internationales – Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce (OMC) –, ce énième plan de développement ambitionne d’atteindre des taux de croissance annuelle de 7 % durant les quinze premières années et de diminuer la pauvreté de moitié d’ici à 2015. Louable, cette ambition paraît difficilement réalisable, en raison, d’une part, des faiblesses de financement du Nepad et, d’autre part, de son incapacité à sortir du carcan des politiques néolibérales.

    Ce sont principalement les investissements directs étrangers (IDE) qui doivent en assurer le financement. Or l’Afrique ne reçoit que 1 % des flux mondiaux d’IDE, à savoir 17 milliards de dollars en 2001, contre 10 % pour l’Amérique latine et 20 % pour l’Asie. Selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), cette faiblesse est due à un environnement économique, juridique et judiciaire « peu attractif » : instabilité politique, guerres civiles, absence de transparence institutionnelle et relations contractuelles peu développées. Le soutien financier ne pourra pas non plus provenir de l’aide publique au développement, en baisse très sensible depuis plusieurs années (1). En outre, l’accompagnement financier annoncé par le G8 est resté lettre morte.

    Le réalisme serait donc de se tourner vers les financements Sud-Sud (Afrique du Sud, pays pétroliers et asiatiques) et l’épargne locale. Mais 40 % de cette épargne sont placés à l’extérieur de l’Afrique, alors que pour l’Asie cette fuite des capitaux n’est que de 3 % – 17 % pour l’Amérique latine. Les profits réalisés par les entreprises africaines ou occidentales sur le continent sont investis au Nord. En conséquence, il serait nécessaire de sécuriser l’épargne intérieure et de freiner cet exode des capitaux : mise en place des institutions soutenant le crédit à long terme (banques d’investissement), financement décentralisé pour les petites, moyennes et micro entreprises (secteur informel ou économie populaire) et pour l’agriculture familiale.

    Selon certaines études, si l’Afrique réduisait la fuite des capitaux dans la même proportion que l’Asie, son stock de capital augmenterait de 50 % (2). En définitive, le développement se finance par l’épargne locale, puis seulement par les IDE. L’aide publique au développement accompagne le processus et non l’inverse. Selon la Cnuced, ce sont les investissements publics qui « tirent » les investissements privés, ces derniers ne se plaçant pas spontanément dans un pays ou une région (3). Ce constat n’est pas pris en compte par le Nepad.

    Le Nepad définit des priorités d’action : infrastructures, énergie (hydroélectrique, solaire...), nouvelles technologies de l’information et de la communication, accès des exportations africaines aux marchés des pays développés, agriculture, santé (lutte contre les grandes endémies), ressources humaines. Cependant, ces objectifs risquent de demeurer hors de portée dans la mesure où le Nepad ne rompt pas avec les prescriptions néolibérales des institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale), de l’OMC et de l’Union européenne (accords de Cotonou) (4). Il ne constitue pas un projet de société pour le continent. Sa grande faiblesse théorique est de n’avoir pas effectué une critique pertinente des plans d’ajustement structurel (PAS) mis en œuvre à partir des années 1980, et de reprendre, malgré leur échec consommé, les principes économiques appliqués depuis vingt ans : privatisations, intégration au marché mondial, suppression des protections douanières, libéralisation de tous les secteurs de l’économie (5).

    Or, non seulement ces politiques n’ont pas apporté les résultats économiques escomptés, mais elles détruisent le tissu social, déjà fragile, des pays concernés. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), entre 1990 et 2002, le revenu par habitant a baissé chaque année de 0,4 % et le nombre de pauvres a augmenté de 74 millions par an (6). En effet, les PAS ont imposé la réduction des investissements publics servant à consolider les infrastructures de base, et soutenu en particulier la privatisation de certains secteurs vitaux comme l’eau, l’énergie ou l’éducation.

    L’ensemble de ces infrastructures, nécessaires à la survie ou au bien-être des populations, s’est délabré, tandis que les entreprises, souvent occidentales, qui en devenaient propriétaires faisaient de substantiels profits (7). Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « l’Afrique subsaharienne devrait être la seule région du monde où le nombre de pauvres continuera à augmenter d’ici à 2015, et donc la seule région où les objectifs de développement fixés à l’occasion du millénaire ne seront certainement pas atteints ». En conséquence, la croissance recherchée par le Nepad ne peut être crédible et bénéfique que si elle est tournée vers les besoins fondamentaux des populations.

    Au lieu de se consacrer à ces besoins vitaux, le Nepad donne la priorité aux grandes infrastructures de prestige (interconnexion de routes régionales et continentales, grands réseaux de télécommunications, etc.), qui, en outre, renforcent la dépendance technologique et financière (difficultés d’entretien, d’exploitation...) vis-à-vis des entreprises multinationales des pays développés. Cette politique ne favorise pas la promotion des petites et moyennes entreprises (PME) et surtout des microentreprises du secteur informel qui constituent l’essentiel du tissu économique des pays africains. Ces entreprises ont créé la grande majorité des emplois depuis vingt-cinq ans.

    Au Sénégal, par exemple, dénotant la démission de l’Etat vis-à-vis de ses missions de service public, l’économie populaire (dite « informelle ») et l’agriculture familiale contribuent pour plus de 51 % du produit intérieur brut (PIB). Pour M. Adama Sow, consultant sénégalais, « ce n’est pas l’informel qu’il faut réformer, mais l’Etat... Ce dernier sera attractif lorsque les impôts seront employés à construire des écoles et des hôpitaux », et non pas à servir les intérêts de la classe dirigeante. Ces dérives de l’Etat patrimonial ne sont pas suffisamment prises en compte par le Nepad.

    En outre, le Nouveau partenariat favorise une agriculture entrepreneuriale et intensive. Or, au Sahel, c’est la recherche de la sécurité alimentaire, reposant sur la valorisation de la petite agriculture familiale, qui peut permettre de lutter contre la pauvreté et l’exode rural. Appuyée sur la grande propriété (avec irrigation), l’agriculture capitaliste est surtout développée en Afrique australe, en particulier en Afrique du Sud et au Kenya. Elle paraît inadaptée aux autres régions du continent, car nécessitant l’usage d’un machinisme agricole qui fragilisera encore davantage l’emploi et le tissu social de ces régions.

    Posté par aaalor, 12-21-2006 à 10:57 PM | | Répondre
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